Article de GABRIELLE GAUTHIER

Rédactrice en chef

Arts Magazine International et Artistes

 

 

Nicolas Ruelle aurait-il tous les talents ? Il faut croire tant sa peinture fait écho à ses compositions musicales. S'il explore la musicalité à travers la représentation du paysage, c'est que, pour lui, "la musique est partout". D'ailleurs en contemplant ses toiles où couleurs, lumière et mouvement rivalisent avec maestria, on se surprend parfois à fredonner un air. En travaillant la matière par couches successives, il fait naître des histoires, des sensations, des souvenirs... qui nous interpellent, nous absorbent, nous ensorcellent. Ces grands espaces sculptés dans l'acrylique au couteau puis au pinceau réveillent en nous de puissantes émotions, nous rappelant la beauté du monde, alors même que les paysages de l'artiste tendent vers une forme d'abstraction.

Gabrielle Gauthier


Magazine ARTISTES - février/mars 2019


LE BIEN PUBLIC - novembre 2011

Article de Sophie Van Vlierberghe

LES PAYSAGES INSOLITES DE NICOLAS RUELLE

 

L’Open Art galerie accueille des toiles de Nicolas Ruelle, un artiste aux multiples facettes qui explore le lien existant entre peinture et musique.

 

Le paysage est l’élément essentiel de l’univers pictural de Nicolas Ruelle, le point d’encrage du lien sensoriel et émotionnel qui sera créé avec la musique. Tout en couleurs à la fois tendres et lumineuses, il devient un lieu magique, insolite, en somme, ce lieu de nulle part qui caractérise l’utopie ou le rêve. Le blanc, associé au bleu clair et au gris, permet d’inventer un paysage polaire, désert et apaisant, ou encore de majestueuses chutes d’eaux dans un panorama où la terre semble se mêler au ciel.

Ce même ciel se décline en rose tendre ou en gris argenté, et si le gris évoque le mystère d’un lieu hostile ou d’une nuit approchante, le rose, contaminant la terre et l’eau, donne un paysage onirique évoquant une sorte de nirvana. Avec Dreamscape, l’artiste mêle le rose et l’argenté pour créer un paysage marin tout en lumière.

 

Entre terre et mer

 

L’ambiance change avec Le chant des sirènes, où se déploie tout un jeu de clair-obscur : le noir, le gris, et le blanc permettent de créer une mer nordique froide et inquiétante à souhait, à la fois belle et menaçante au même titre que les créatures évoquées… leur mélodie mystérieuse semble émaner de la toile. Une mer d’encre et un ciel trouble à nouveau, avec Lueurs nocturnes ; une lumière dorée se devine au loin à travers la brume, et peut devenir, au gré de notre imagination, un phare salutaire.

Avec Eldorado, Nicolas Ruelle nous emmène dans la fameuse terre mythique, faisant exploser l’ocre et l’or, aussi bien au sol que dans le firmament : on distingue la cité d’or au loin, ses toits pointus rejoignant le ciel, et se reflétant dans ce qui semble être un lac d’or fondu. De par le travail des couleurs et l’aspect insolite des paysages, les œuvres tendraient presque à une forme d’abstraction, et l’atmosphère onirique de leur musique apporte un charme indéniable à l’ensemble de l’exposition.

Sophie Van Vlierberghe